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02.12.2007

Ce qu’il reste de la loi Hortefeux…



Immigration
Censée durcir les conditions de regroupement familial, la loi Hortefeux adoptée le 20 octobre par l’Assemblée nationale, ne déroge pas à la règle des textes législatifs votés sur l’immigration depuis une décennie, symbolisant l’incapacité du pouvoir de juguler les flux migratoires.

La pantalonnade des tests ADN aura donné à la gauche et aux pétitionnaires habituels du show-biz l’occasion de parader un dimanche après-midi au Zénith à Paris. Et à la droite sarkozyste celle de démontrer aux Français les faux-semblants de la rupture tant vantée par l’élysée.
De la proposition initiale dont on pouvait légitimement douter de l’efficacité tant elle paraissait inadaptée à l’étendue du problème migratoire, il ne reste qu’une pâle copie débarrassée de ses aspects les plus “choquants” pour les belles âmes immigrationnistes. Facultatif, pris en charge par l’état, soumis à la décision d’un juge et au consentement du Comité national consultatif d’éthique. Autant l’écrire, une procédure relevant plus du gadget électoraliste que d’une politique d’immigration digne de ce nom.
Peut-on d’ailleurs encore parler de durcissement de la législation quand, sous la pression de l’extrême gauche et de certains élus UMP, la mesure restreignant l’hébergement d’urgence des clandestins a été supprimée, hébergement qui se fera par conséquent au détriment des SDF français faute de places suffisantes dans les centres d’urgence ?
De même, c’est sous les hourvaris des associations gauchistes que le délai de recours devant la commission étudiant les dossiers des demandeurs d’asile a été finalement ramené à un mois au lieu de quinze jours.
Plus grave et d’autant plus scandaleux sous un Exécutif prétendu de droite, la facilité de régularisation accordée aux conjoints étrangers de Français. Ceux entrés régulièrement et vivant sur le territoire depuis plus de six mois pourront obtenir un visa long séjour en France. Une aubaine pour les candidats aux mariages blancs toujours plus nombreux.



Source : FRANCAIS D'ABORD